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La célèbre chanson de Jean-Baptiste Clément (1836-1903; il fut initié en 1898 à la Loge Les Rénovateurs de Clichy et fut également membre de La Raison et de L'Evolution Sociale), sur une musique du ténor d'opéra Antoine Renard (1825-1872), n'est évidemment pas une chanson maçonnique, même si pour de nombreux maçons elle représente une chanson-culte et si elle s'entend encore souvent dans les Loges
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Un nombre non négligeable de Loges - nous pouvons citer une bruxelloise (Grand Orient de Belgique), une parisienne (Droit Humain) et une arpajonnaise (Grand Orient de France, bannière ci-contre) - ont d'ailleurs choisi pour titre distinctif "le Temps des Cerises", et une au moins (à Noiseau, du Grand Orient de France) porte le nom de Jean-Baptiste Clément. A titre exceptionnel, nous lui avons dès lors fait une place dans ces pages. |
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Vous en trouverez ci-dessous le texte et la partition vocale.
1 Quand nous
chanterons le temps des cerises, Mais il est bien court le temps des cerises |
3 Quand vous
en serez au temps des cerises 4 Jaimerai toujours le temps des cerises |
Le cinquième couplet
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La franc-maçonnerie et la Commune Les francs-maçons descendent dans la rue bannière en avant au côté des communards (lithographie d'époque, par Moloch)
d'intéressants détails sont mieux visibles à droite : - l'inscription sur la bannière (qui est celle de la Loge le Globe de Vincennes) "Aimons-nous les uns les autres" - le baudrier porte l'équerre et le compas |
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| ci-contre
à droite : gravure parue dans le Monde Illustré.
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Les lithographies ci-dessus à gauche (Francs-maçons plantant leur bannière porte Maillot en 1871) et ci-dessous à gauche (Manifestation de la franc-maçonnerie du 29 avril 1871) sont visibles aux pages Musée du site du Grand Orient de France, qui les y accompagne du commentaire suivant :
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A deux reprises (ci-contre à droite, une médaille commémorative de la première tentative), la franc-maçonnerie parisienne a tenté d'obtenir du gouvernement de Versailles l'ouverture de négociations avec la Commune. Après l'échec de ces tentatives, elle décida, le 26 avril, d'aller planter les bannières des loges sur les remparts et de courir aux armes si elles étaient profanées. Plusieurs milliers de francs-maçons, le dimanche 29 avril, partis du Châtelet, se rendirent à l'Hôtel-de-Ville où ils furent reçus par la Commune. Ils allèrent ensuite planter les bannières sur les remparts. Une troisième délégation, partie à Versailles, échoua. La franc-maçonnerie parisienne décida alors de se fédérer avec les Compagnons et de se battre avec ses insignes dans les rangs de la Commune. |
Les délégués des différents Loges maçonniques de Paris sont partis pour Versailles afin d'empêcher l'effusion de sang qu'ils ont en horreur le 12 avril 5871 |
Dans les articles d'André Combes (in Encyclopédie de la Franc-maçonnerie, Pochothèque) et de Ligou (dans son Dictionnaire de la franc-maçonnerie, PUF), on trouvera un historique plus complet et plus nuancé des événements. Il faut en effet noter que, si l'ensemble des maçons français était partisan de la conciliation, le ralliement de la maçonnerie à la Commune fut loin de faire l'unanimité - ni même peut-être la majorité - comme le mentionne le texte suivant, extrait d'un communiqué du GOdF publié en 2004 :
Les francs-maçons
... ne furent pas absents des événements de la Commune.
Beaucoup d'entre eux y participèrent directement dans les deux camps, les "communards" étant nettement plus nombreux que les "versaillais". Plusieurs francs-maçons influents, tels que Victor SCHOELCHER et Charles FLOQUET notamment, s'efforcèrent, par leur médiation, d'éviter l'issue sanglante à laquelle le chef du gouvernement provisoire Adolphe THIERS s'était résolu.
Après quoi il faut bien reconnaître que le Grand Orient se rangea résolument du côté de l'ordre bourgeois : dans une circulaire aux Loges publiée en 1871 dans le Bulletin Officiel du Grand Orient, le Grand Maître Babaud-Laribière allait qualifier le mouvement communard de criminelle sédition qui a épouvanté l'univers, en couvrant Paris de sang et de ruines, et préciser qu'il n'y a aucune solidarité possible entre ses doctrines [du Grand Orient] et celles de la Commune, et que si quelques hommes indignes du nom de Maçons ont pu tenter de transformer notre bannière pacifique en drapeau de guerre civile, le Grand Orient les répudie comme ayant manqué à leurs devoirs les plus sacrés.
Ce qui, de l'avis de A. Joshua Adel (Les francs-maçons et le triomphe de la démocratie représentative en France et en Europe au XIXe siècle, in La Pensée et les Hommes, n° 60, Ed. Espaces de Liberté, 2006), indique qu'à ce moment la franc-maçonnerie choisit systématiquement le légalisme et la Représentation nationale contre la souveraineté du peuple.
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Depuis des années, à l'initiative du Grand Orient de France, des francs-maçons de toutes obédiences se rendent traditionnellement en cortège le 1er mai au Mur des Fédérés en souvenir de la commune de Paris. On trouvera sur le site du Grand Orient de France le discours prononcé en 2003 à cette occasion. Bernard Muracciole a enregistré le Temps des Cerises dans son CD 275 ans de Chants maçonniques. On le voit ci-contre le chantant le 1er mai 2004 devant le Mur des Fédérés. La cérémonie de 2009 (où on le voit également chanter) fait l'objet d'un reportage vidéo de 32 minutes, visible (cliquer sur 15-05-2009 1er mai) sur la page vidéos du site du Grand Orient de France. |
Voir aussi la page La Commune de Paris et la Franc-maçonnerie sur le site de l'Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise.
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Un de nos
lecteurs nous a communiqué l'image ci-contre, qu'il
a trouvée dans un ouvrage daté de 1896, sans mention d'auteur ni
d'éditeur, et intitulé Sept
mois d'histoire. Paris sous la Commune (un fac-similé
en a été publié en 2002 par les Editions DITTMAR). Le dessin est d'un
témoin oculaire, A. Raffet.
A l'article "adoption", dans le Dictionnaire de la Franc-maçonnerie de Ligou (PUF), Henri Vuillaume écrit: Sous la Commune, lors des manifestations d'avril 1871, nous savons, par de nombreux témoignages, qu'une loge de femmes a participé au défilé (nous n'avons pas d'autres indications). Cette affirmation est manifestement inexacte : s'il y avait eu une "Loge de femmes" à Paris en 1871, cela se saurait... Il s'agit en fait d'une personne appartenant à une association très fortement inspirée par la tendance marxienne de l'Internationale : "L'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés." Cette association était impulsée par Elisabeth Dmitrieff, amie de K. Marx, et Benoît Malon, maçon et membre de la Commune. Le but était d'organiser les femmes de la Commune pour assurer le service des ambulances, des fourneaux économiques, des barricades, mais aussi pour combattre. Un autre but était de fonder des ateliers coopératifs, appuyés sur des associations ouvrières affiliées à l'A.I.T. La première manifestation a lieu le 3 avril, un groupe de femmes se joint à des parlementaires maçons qui tentent une médiation. Cette manif est arrêtée par les gardes nationaux qui craignent une fusillade. Selon "La Sociale" et "Le Cri du Peuple", une nouvelle manifestation eut lieu le lendemain, 700 (?) citoyennes partant de la Concorde. Ce sont des femmes du peuple, "très proprement vêtues"; certaines portent une robe noire dont le corsage est orné d'une rosette rouge. (Le rouge dans le vêtement sera considéré comme preuve d'allégeance à la Commune par les Conseils de Guerre). Cette manifestation est elle aussi bloqué par les gardes. Le but de ces femmes était aussi de revendiquer l'égalité, car pas plus que ceux de 1789, 1793 ou 1848 les hommes de la Commune n'envisagaient que les femmes jouissent de droits civiques. Cela sera obtenu par un décret du 10 avril. |
| La tombe de Jean-Baptiste Clément au Père Lachaise à Paris. |
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