Au Vénérable Hypolite Marchand 

 

Le Frère Hipolyte Marchand - ou Hippolyte Merché-Marchand selon la graphie - semble avoir particulièrement excité la verve de nos chansonniers. Ce ne sont en effet pas moins de dix chansons lui dédiées ou le mentionnant que - jusqu'à présent - nous avons trouvées dans différents ouvrages : cela semble avoir été une véritable tradition dans sa Loge que de le glorifier en chansons le jour de sa fête, ainsi que sa famille (qui, selon une note de la troisième chanson, l'y accompagnait).

Né en 1766, graveur de son état (comme y fait référence la chanson ci-dessous sous le n° 6), il fut longuement Vénérable de la Parfaite Réunion à l'Orient de Paris et Très Sage du Chapitre.

En voici quelques-unes :

1. Au milieu d'un joyeux repas ...

 

2. De nos loisirs charmante horloge ...

3. Amis, le plaisir nous invite ...

On trouve aux pages 169 à 171 de l'édition 1813 de La Lyre maçonnique cette autre chanson qui lui est dédiée et qui devait se chanter sur l'Air de Fanchon (cliquez ici pour l'entendre) ou sur celui de Amis, il faut faire une pause :

COUPLETS CHANTÉS A LA FETE DU FRERE HIPPOLYTE MERCHE-MARCHAND,

Vénérable de la Loge de la Parfaite-Réunion à l'Orient de Paris

par le Frère J. A. Jacquelin, Affilié à cette Loge
 

Amis, le plaisir nous invite 
Nous devons suivre ses leçons 
Fêtons le meilleur des Maçons 
Fêtons le joyeux Hippolyte 
Ah ! que son maillet semble doux ! 
Combien il mérite de gloire 
Il aime à rire, il aime à boire (ter) 
Il aime à chanter comme nous.

Buvons, buvons à perdre haleine 
C'est la fête d'un bon époux 
Mais dans nos bachiques glou-glou 
N'allons pas oublier Hélène  (1).
Ah, combien son accueil est doux 
Et qu'elle mérite de gloire. 
Elle aime, etc.

Antique et célèbre Pergame 
Hélène causa ton malheur 
Le nôtre n'a point tant d'honneur 
Mais c'est une maîtresse femme 
Ah, son cœur se montre jaloux 
Le mériter une autre gloire. 
Elle aime, etc.

Un mari par trop respectable 
Pour une femme a peu d'appas 
Mais son Hélène dans ses bras 
A pris du goût au Vénérable 
Ah! que son maillet semble doux 
Combien il mérite de gloire. 
Il aime, etc.

Vénus, parmi tes saints apôtres 
Notre Hippolyte sera mis (2)
Péché que l'amour a commis 
Vous en ferez faire bien d'autres 
Ah! que son maillet semble doux 
Combien il mérite de gloire. 
Il aime, etc.

Convives du Caveau Moderne (3) 
Si j'avais votre esprit joyeux 
Je sens que je chanterai mieux 
Que ma couleur serait moins terne 
Ah! je suis loin, aimables fous 
Je suis bien loin de votre gloire.
Mais j'aime à rire, j'aime à boire 
J'aime à mastiquer avec vous.

(1) Son épouse se nomme Hélène
(2) montrant sa demoiselle
(3) Les F :. Desaugiers, de Rougemont, etc., étaient présens à cette fête

 

 

 

4. Trois fois heureux, le jour tant désiré ...

Chanson extraite de l'édition 1811 de la Lyre maçonnique, pp. 103-104. Armand-Gouffé était un des piliers du Caveau moderne.

 

CANTIQUE

 

Adressé au Vénérable Hyppolite M... le jour de sa fête

AIR : de la Sentinelle

Trois fois heureux, le jour tant désiré,
Où des Maçons se rassemble l'élite !
Par l'Amitié, le temple est préparé,
Chacun s'y rend pour fêter Hyppolite;
Dès long-temps, par le choix de tous,
Chez nous, sa place est la première;
Ah ! puisse-t-il veiller sur nous !  (bis.)
 Tant que nous verrons la lumière !

C'est par ses soins que la franche gaîté,
Dans nos travaux, à la paix et unie,
De son maillet, de son autorité,
L'usage heureux entretient l'harmonie;
De tous nuages rembrunis,
Grands Dieux, préservez sa carrière!
Qu'il vive pour nous voir unis! (bis.)
Tant que nous verrons la lumière.

Autour de lui, sa femme et ses enfans
Forment un grouppe où le plaisir pétille,
Autour de lui, les Maçons triomphans,
Pour le fêter, ne font qu'une famille;
Si le ciel écoute nos voeux,
S'il accomplit notre prière,
Nous verrons Hyppolite heureux,  (bis)
Tant que nous verrons la lumière.

Par le Frère ARMAND-GOUFFé.

5. O vous qu'on admire à table ...

même source, pp. 104-106. (seuls le début et la fin sont actuellement visibles sur cette page).

 

 ... (la p. 105 manque provisoirement)

AUTRE CANTIQUE

 

Adressé au même V. l'année suivante

AIR : C'qui m'amus' dans un pestaque.

O vous qu'on admire à table,
Le Maillet en main,
Ecoutez, cher Vénérable,
Mon petit refrain,
Et tout en versant la goute,
Faites, s'il vous plait,
Pour qu'ici chacun m'écoute :
Toc, toc, toc ! Maillet !

...

Des Maçons, joyeuse élite,
Secondez-moi tous,
Buvons à notre Hyppolite,
Par trois fois trois coups !
Et que du crystal sonore,
Le bruit qui lui plait,
Semble, en trinquant, faire encore :
Toc, toc, toc ! Maillet !

Par le même

6. Marchand fait également l'objet du jeu de mots final d'une chanson de Désaugiers.

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