La cantate
Les Francs-Maçons
de Louis-Nicolas
Clérambault
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En 1743, Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749) a publié Les Francs-Maçons, cantate de chambre en trois parties.
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A l'époque (voir par exemple l'épisode conté à propos de Naudot), l'institution était fort décriée. Et, comme l'écrit Gérard Gefen dans Les musiciens et la franc-maçonnerie (Editions Fayard, 1993, collection Les chemins de la musique) : À la vérité, cette oeuvre semble s'adresser aux "profanes" plus encore qu'aux frères; Les Francs-Maçons répond en effet presque point par point aux attaques dont l'institution faisait l'objet. La cantate
est composée de trois parties. Un
court extrait (30 secondes) de chacune d'elles peut être entendu en cliquant
sur le symbole Première partie Dans la première partie, Clérambault chante les vertus de la franc-maçonnerie : Récit
Air Du haut du
céleste Empyrée, Loin du
faste et de l'imposture, Deuxième partie La deuxième fait clairement allusion aux persécutions dont l'Ordre est l'objet : Récit Mais que vois-je ? Enviés du reste des mortels, Air
Sur nous tu t'arrêtes, Et la troisième partie a un but de justification face à la méfiance manifestée par l'autre sexe. Ce thème, écrit Gérard Gefen, inspira en effet au XVIIIe siècle un très abondant chansonnier en Angleterre et en France. Il s'agissait à la fois de justifier l'exclusion des femmes de la franc-maçonnerie et de protester de l'amour que leur vouaient cependant les frères. Chez Clérambault, le registre reste celui de la galanterie, mais on trouve nombre de variations bien plus truculentes … Récit Monstre,
arrête, et d'un sexe aimable mais jaloux
Ces vertus
ont de quoi vous plaire, |
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