Les cantiques de Defrenne
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Joseph-Marie-Philippe-Jacques DEFRENNE (1767-1848), avocat et poète, a été à plusieurs reprises Vénérable des Amis Philanthropes (dont il fut nommé Vénérable d'honneur à vie le 10 juin 1836) et il fut le moteur de la fondation en 1833 du Grand Orient de Belgique.
Il figure également au Tableau des Vrais Amis de l'Union avec la mention affilié en qualité de membre honoraire le 26-3-5838 - 33è.
Defrenne était, non seulement un homme de cœur (au cours de la Tenue Funèbre du 19.11.1848, Verhaegen dit de lui : Beaucoup ont fait plus de bruit, très peu ont fait autant de bien), mais aussi un homme d’esprit et de lettres, poète et chansonnier à ses heures : Lartigue écrivait de lui en 1893, dans son Précis historique des Amis Philanthropes qu'il peut être caractérisé en deux mots : c'est Béranger tenant le premier maillet de la Loge puisque tous les recueils maçonniques de l'époque sont remplis des chansons du Frère Defrenne, parmi lesquelles un grand nombre sont tournées d'une façon piquante et spirituelle.
Defrenne a souvent demandé à un musicien, souvent membre comme lui des Amis Philanthropes, de lui confectionner une partition pour ses textes. Il a ainsi sollicité Zérézo, Bosselet fils, Cavalini, Artot, Michelot, Snel, Lis, ...
En 1840, un ouvrage du Frère Reghellini de Schio, Précis historique de l'Ordre du Temple, présentait Defrenne comme le doyen d'âge des francs-maçons belges.
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La bibliothèque de l'Académie Royale de Belgique détient, dans son Fonds Stassart (n° 9913), un petit recueil intitulé Defrenne - Cantiques maçonniques (il s'agit en fait du rassemblement, sous une même reliure, de feuillets imprimés antérieurement), qui contient diverses chansons de sa plume (dont 3 avec leurs partitions) :
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On voit que certaines de ces
chansons sont datées, d'autres pas.
Mais, dans ses archives, Stassart avait gardé le transmis (de la main de Defrenne ?) de ce recueil (qui, après tout, n'était peut-être qu'un hommage lui adressé personnellement par Defrenne) à Monsieur le Baron de Stassart, président du Sénat - Bruxelles. Or on sait que Stassart a perdu la présidence du Sénat en novembre 1838, ce qui permet d'assurer que le recueil - et donc aucune de ses chansons - ne peut être postérieur à cette année. |
Mais nous avons trouvé d'autres chansons de cet auteur prolixe, qui figurent à d'autres pages :
La Léopoldienne maçonnique
Cantique d'Installation de la Loge le Travail
Prière maçonnique
Cantique pour l'installation de la Loge de la Réconciliation.
Il fit également des cantiques d'installation (que nous recherchons) pour les Loges de la Régénération (Malines) et des Amis du Progrès (Bruxelles), ainsi que des couplets et bluettes offertes notamment aux mêmes Amis du Progrès et aux Frères Réunis (Tournai).
Il est également fait mention de Defrenne dans d'autres pages de ce site :
Le Mariage du Prince Frédéric
Hommage funèbre à Léopold Ier de Belgique
Cantique de la Santé du Vénérable
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La tombe de Defrenne (merci à Monique Vrins pour les photos) se trouve actuellement au cimetière d'Evere, après avoir été transférée du cimetière protestant du Quartier Léopold. A gauche, on discerne des symboles du 18e degré (une croix surmontée de deux roses juxtaposées très stylisées, plus une rose à chaque extrémité des branches horizontales, ainsi qu'un pélican aux ailes déployées). A droite, entre deux flambeaux retournés, la stèle.
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