Cantique pour la Loge de l'Athénée

Nous ne disposons pas encore de fichier midi pour cette partition, et serions particulièrement reconnaissant à qui pourrait en établir un.

Un tout grand merci au visiteur de ce site qui nous a aimablement communiqué une copie, trouvée par lui dans ses archives, de ce

Cantique à Voix seule, avec des Choeurs (Ad Libitum) Chanté à l'Installation de la Loge de l'Athénée par M.M. Albert, Bonnet, Nourrit, Batiste et ... Artiste de l'Opéra et du Théâtre Feydeau Dédié à S.A.S. Monseigneur le Prince Cambacerès Archichancelier de l'Empire. Paroles de J. Pain, musique et Accompagnement de Piano Forte

composé par Garaudé pour sa Loge de l'Athénée. Nous n'avons pas d'informations sur cette Loge, et ignorons si elle a un lien avec la Loge Chapitrale de l'Athénée français (dont nous savons seulement qu'elle fit imprimer une Santé portée à nos chères soeurs en Franc-Maçonnerie, à l'occasion de la fête de famille de la loge de l'Athénée français, par le Frère Cousin Du Thil, le samedi 29 janvier 1855). 

Elle semble par contre se confondre avec la Loge de L’Athénée des Etrangers (dont on sait qu'elle joua un rôle dans l'évolution de la maçonnerie roumaine et que Jean Alexandre Vaillant, ?-1886, en fut membre), puisque la signature d'A. Garaudé (détail ci-dessous) figure sur un Brevet franc-maçonnique délivré à Augustin François Couvret de Beauregard, natif d’Avignon pour le 3e grade symbolique. 12 janvier 1807, signé de membres de la loge de « St Jean sous le signe distinctif de l’Athénée des Étrangers, régulièrement constituée à l’Orient de Paris » (ci-contre).

La dédicace au Grand Maître-adjoint Cambacérès fait partie des usages de l'époque.

Il est aussi question de Batiste comme interprète à une autre page de ce site.

Adolphe Nourrit (1802-1839), ténor, fut chanteur à l'Opéra. On le retrouve lui aussi à d'autres pages de ce site (1, 2).

Albert-Bonnet, basse-taille, fut chanteur de la Chapelle Impériale (puis Royale) et de l'Opéra. Comme en témoignent ces lignes du n° du 13 décembre de la Gazette musicale de Paris, il est décédé en 1833 :

 

La partition semble avoir été vendue dans le domaine public, plutôt que réservée aux maçons. Cela peut expliquer que la qualité maçonnique des personnes citées (probable, mais pas absolument certaine : il pouvait arriver que des interprètes profanes réputés soient engagés pour des manifestations maçonniques, y compris pour des cérémonies rituelles ; l'usage était alors de leur masquer la vue de la salle par un rideau) ne soit pas mentionnée.

                
    

                        

                           

                    

                                

                                   

                                 

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