La Saint-Jean d'Hiver 5808 au GOdF
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Cette page présente les diverses pièces composant la partie musicale de cette manifestation, qui débute comme il se doit par un témoignage d'amour envers Napoléon Ier.
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Ces textes ont été repris ultérieurement dans le Tome VI (pp. 242-246) des Annales maçonniques de Caillot (ce tome est accessible sur Google-Books, derrière le tome V), qui les fait suivre du commentaire suivant :

Remarques :
1. (haut de la p. 3) parodiées sur la musique de Fioraventi : nous supposons qu'il s'agit en fait de Valentino Fioravanti (1764-1837), compositeur d'opéras à l'époque fort apprécié. Son opéra La capricciosa pentita avait été donné à Paris en 1805, et en 1807, de passage à Paris, il y composa I virtuosi ambulanti (créé le 26 septembre au Théâtre Italien), dont on peut supposer qu'au moins un des airs était alors sur toutes les lèvres.
Ce que confirme d'ailleurs le fait que des airs de cet opéra ont fait à Paris l'objet d'éditions arrangées. Nous avons noté :
Chez Carli et Comp. à la rue Mariveaux : Air de "virtuosi ambulanti", Chanté par Mr. Tarulli, Musique de Fioravanti, Arrangé avec [accompagnement de] Lyre ou Guitare : No. Adorata eccelsa (NB : cet air, chanté par Boccadoro - ou Bocchindor -, fait partie de la scène I de l'acte II, et c'est effectivement Tarulli qui tenait ce rôle à la création)
à la Thipographie de la Syrene (sic), Peristyle du Théâtre Favart Côté de la Rue Mariveaux : Fioravanti, Couplets de virtuosi ambulanti chantés par Mr. Zardi, arrangée avec accompagnement de Piano ou Harpe par Pacini (NB : à la création, Zardi tenait le rôle d'Uberto)
2. Le Frère Fasquel, du Conservatoire, qui figure parmi les chanteurs, doit être l'auteur du Thermomètre de l'Amour.
3. Il matrimonio per raggiro est une tragi-comédie en 2 actes de Cimarosa, créée à Rome vers 1778-1779. Nous ignorons si et quand elle aurait été donnée à Paris, mais elle y était connue, puisqu'on trouve dans les productions, à cette époque, de l'éditeur A l'Accord Parfait, Mme. Ve. Decombe, Editeur et Marchand de Musique, Quai de l'Ecole, n°. 10, la partition intitulée Cavatina del matrimonio per raggiro / Chanté par Mr. Ranfagna / Musique du Célèbre Cimarosa, Avec / Accompt. de Guitare par Meissonnier / Lyre ou Guitare. Le texte n'indique pas de quel duo il s'agit dans cet opéra.
4. L'Ambassadeur de Perse mentionné, Askeri Khan, fait l'objet d'une autre page de ce site .
5. Le Frère Bertin, de l'Académie Impériale de Musique, est sans doute celui mentionné par une chronique d'époque comme ayant déployé sa belle voix ferme et sonore dans l'exécution d'un oratorio de Fabre d'Olivet, exécuté le 29 décembre 1804 dans le temple protestant de Saint-Thomas du Louvre pour marquer, à l'occasion du sacre de Napoléon, la reconnaissance des protestants à celui-ci pour leur avoir rendu le libre exercice de leur culte.
On trouve des cantiques du même Frère Bertin - dont un figure à ce site - dans la Collection de Cantiques de la Paix Immortelle.
Le Frère Bertin, artiste du Théâtre des Arts, avait également chanté à la Fête de la Paix de 1801, dont le Tracé contient aussi une Cantate, avec musique de Bertin, professeur, élève de Lesueur.
On le trouve encore présent lors des Obsèques de Montaleau.
6. Le Frère Baptiste, du Théâtre Feydeau, pourrait être Jean Batiste, baryton et compositeur de la Chapelle impériale de Napoléon Ier, puis chanteur de grande renommée à l’Opéra-Comique. Il fut le père de l'organiste Edouard Batiste (1820-1876) et le grand-père de Léo Delibes. Fesch signale qu'en 1806 le Frère Baptiste a également chanté des couplets du Frère Maxime de Rédon. On le rencontre à plus d'une reprise sur ce site.
7. Le Frère Jadin ne peut à notre avis être que le compositeur Louis Emmanuel Jadin (1768-1853), ou moins probablement son frère Georges.
8. Le Frère d'Arondeau est le compositeur Henry Darondeau.
Cette mention donne à penser que, au moment où il a reçu ce document, il n'avait pas encore composé la musique qui lui avait été demandée pour la Stance (bas de la p. 3) en l'honneur d'Askeri Khan. Il faut probablement en conclure que ce feuillet avait été imprimé bien à l'avance, pour s'assurer qu'on pourrait le distribuer aux participants à la Fête, et qu'on a utilisé un des premiers tirages pour communiquer à Darondeau le texte qu'il avait à mettre en musique. C'est peut-être là l'explication du fait que la qualité maçonnique de l'Ambassadeur, fraîchement acquise par sa réception environ un mois plus tôt (le 24 novembre), n'y soit pas encore mentionnée. |
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