Le Chant des Frères

(Hymne à l'Amitié)

Cliquez ici pour entendre un fichier midi de l'Hymne à l'Etre Suprême de Gossec, hymne qui pourrait être celui utilisé ici ; nous avons emprunté ce fichier à la page fichiers midi du site du

 

Cliquez ici pour entendre un extrait de ce même Hymne, extrait du CD Adda 581113 Hymnes Et Chansons Populaires De La Revolution Francaise : La Carmagnole Villageoise.

 

Le Frère (Jean-)Louis Brad, également auteur du poème scénique Vénus maçonne qui figure au Tome VII des Annales maçonniques de Caillot et d'une Profession de foi maçonnique figurant comme le présent chant à la Lyre maçonnique de 1812, ouvrages où il est identifié comme membre de la Loge grenobloise des Coeurs Constants et Orateur de la Loge d'Alexandrie (Italie) les Amis de Napoléon le Grand, a utilisé pour son texte une musique (préexistante : si Gossec avait composé une partition nouvelle pour le texte de Brad, il est probable que cela se saurait...) de Gossec.

Mais laquelle ? La Lyre ne le dit pas, et Gossec a composé tant d'hymnes ...

Nous avons cependant relevé une similitude entre la métrique du texte de Brad et celle du texte (par Marie-Joseph Chénier) de l'Hymne à la Liberté composé par Gossec pour la grande fête civique inaugurant à Notre-Dame de Paris le 20 brumaire de l'an II (10 novembre 1793) à Notre-Dame le nouveau culte de la Déesse Raison. Voici en effet le début de ce texte (dont la partition est perdue) :

Descends, O Liberté, fille de la Nature!
Le peuple a reconquis son pouvoir immortel.
Sur les pompeux débris de l'antique imposture,
Ses mains relèvent ton autel.

La symétrie des deux rimes immortel et autel pourrait conforter cette hypothèse.

Mais il est vrai qu'on peut en dire autant d'un autre hymne de Gossec, sur des paroles de Desorgues cette fois, l'Hymne à l'Etre Suprême de 1794 (voir cette partition), commençant par :

Père de l'Univers, suprême intelligence
Bienfaiteur ignoré des aveugles mortels
Tu révélas ton être à la reconnaissance
Qui seule éleva les autels.

La brochure des éditions A Coeur Joie, Choeurs de la Révolution française, donne plusieurs autres hymnes de Gossec. Parmi ceux-ci, il en est encore un dont la métrique puisse correspondre, le Chant du 14 juillet, avec encore une fois des paroles de Chénier, commençant par :

Dieu du peuple et des rois, des cités, des campagnes,
De Luther, de Calvin, des enfants d'Israel,
Dieu que le Guèbre
(1) adore au pied de ses montagnes,
En invoquant l'astre du ciel.

(1) Guèbre : emprunté du persan gabr, « zoroastrien » : personne qui, en Iran et en Inde, continue à suivre la religion de Zoroastre.

On voit qu'il y a donc au moins deux partitions disponibles pour qui voudrait ressusciter cette chanson !

 

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