La Parfaite Union (Douai)

 

La Loge de la Parfaite-Union à l'Orient de Douay (Douai) s'est illustrée en publiant vers 1804 un Recueil de Cantiques et en 1807 un Recueil de Cantiques et de Poésies.

Comme on le voit aux médailles ci-dessous, et comme le signale Le Bihan dans son ouvrage Loges et Chapitres de la Grande Loge et du Grand Orient de France (2e moitié du XVIIIe siècle), cette Loge fut créée en 1777 (installée en 1779 par son homonyme la Parfaite Union de Valenciennes) et adhéra en 1784 au Rite Ecossais Philosophique.

Elle avait suspendu ses travaux avant la Révolution et les reprit en 1800.

En 1803, elle souscrivit au Rite d'Hérédom (de Kilwinning).

Ligou signale dans son Dictionnaire de la Franc-maçonnerie (PUF) que le Chapitre de la Parfaite Union de Douai fut le dernier survivant de ce Rite, qui disparut en 1850.

Une de ses chansons fait allusion à Hérédom.

La Loge, et particulièrement son député, le Frère Abraham, fut étroitement mêlée aux débats du début du XIXe sur les Rites écossais.

Très prospère sous l'Empire (elle a compté jusqu'à 270 membres), la Loge s'étiole ensuite et, dans le cadre de la vague de fermetures de Loges en 1850-51, est fermée en 1851 par arrêté préfectoral. Sa collection de livres, tableaux et objets d'art sera même mise en vente publique en 1865. 

Le sculpteur Théophile Bra y avait été initié en 1824.

Ce n'est qu'en 1896 qu'une Loge renaîtra à Douai, le Réveil.

ci-contre : le sceau de l'Ordre Royal d'Ecosse d'Heredom de Kilwinning

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