Saint-Napoléon et alia
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Sous l'Empire, non seulement d'innombrables chansons sont écrites à la la gloire de Napoléon, mais encore nombreuses sont les Loges dont le titre distinctif fait avec dévotion référence, directement ou indirectement, à lui (ou à des membres de sa famille).
La plus prestigieuse était Saint-Napoléon à Paris, constituée en 1804 par Grasse-Tilly, véritable gotha napoléonien dont étaient membres les maréchaux Brune, Masséna, Kellermann, le vice-amiral Ganteaume, les généraux Devaux de Saint-Maurice, Fabès, Gardane, Loison, Miollis, Quantin, Radet, Roize, Valence et Rampon, qui fut Vénérable en 1813. Parmi les membres civils, on relèvera les noms de Lacépède (qui en fut Vénérable), Laplace (1749-1827) et Mathieu de Lesseps (1774-1832), le père de Ferdinand.
Mais on citera aussi par exemple :
Napoléomagne à Toulouse (en 1815, elle deviendra La Concorde)
Napoléon le Grand à Paris (précédemment La Bienfaisance, fondée en 1784)
les Amis du Grand Napoléon à Paris
Napoléon le Grand à Fontainebleau
Saint-Joseph Napoléon à Deux-Ponts
les Amis fidèles de Napoléon à Marseille
les Chevaliers de Saint-Napoléon, à l'Orient de la Garde (c'était la Loge militaire du 4e régiment de la Garde)
l'Abeille Impériale à Paris (où les Maréchaux Lefebvre et Sérurier furent Surveillants)
Saint-Napoléon de la Gloire à Saumur
Saint-Napoléon à Angers
Saint-Joséphine à Paris
Les Enfants de Napoléon au 16e Régiment d'Infanterie de Ligne
et, à l'extérieur :
Napoléon le Grand à Madrid et à Gijon
le Triomphe de Napoléon à Prun
les Amis de Napoléon-le-Grand à Alexandrie (Italie)
Saint-Napoléon et les Vrais Amis de Napoléon à Gênes
Napoléon à Florence
Napoléon-Joséphine des Amis Réunis à Mayence
Sainte-Joséphine des Amis Réunis (Loge militaire) à Talavera de la Reina (Espagne)
les Amis fidèles de Napoléon à Barcelone
Saint-Napoléon du Nord et l'Etoile Napoléon à Gand
Saint-Napoléon (dont le maréchal Oudinot était Vénérable d'honneur) et Sainte-Marie-Louise à Amsterdam
le Berceau du Roi de Rome à La Haye
Napoléon à Udine
La Vertu Triomphante - Sa Majesté l'Empereur à Rome
Saint-Napoléon à Corfou
Real Gioseffina (Joséphine Royale) à Milan - NB : un extrait des Travaux de cette Loge en 1807 figure au T. 2 des Annales Maçonniques, visible (à la suite du T. 1) sur Google livres
les Amis de Napoléon et de la Victoire à Dantzig (Loge militaire)
et tout simplement Napoléon (loge bilingue français-italien) à Livourne.
Selon l'article
Napoléon I and Freemasonry, paru dans les Transactions of the
Quatuor Coronati Lodge en 1914 (vol. XXVII), le Rituel 1805 du Grand Orient
prescrivait que toutes les Loges auraient à ouvrir et fermer leurs Travaux
au triple cri de Vive Napoléon le Grand et son auguste famille.
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Un Rite napoléonien ? Dans son Précis historique de l'ordre de la franc-maçonnerie (p. 43), Bésuchet signale - sans garantir cependant l'authenticité de cette affirmation - que le Comte de la Bourdonnaye (Vénérable de Saint-Napoléon à Angers) a même conçu en 1814 le projet (dont on ne sait s'il connut un début de réalisation - dans ce cas, en tout état de cause, la Restauration, dans les bras de laquelle la Bourdonnaye s'est jeté avec un enthousiasme égal, l'aura rapidement mis sous le boisseau) d'un nouveau grade intitulé Les Chevaliers de St Napoléon, qui ne devait pas être moins que le cinquième Ordre du Rite français. Dans le Tome 2 de son Histoire de la Franc-maçonnerie française (Fayard, 1974), Pierre Chevallier donne en tout cas (p. 170) quelques extraits d'un rituel spécial de Chevalier prussien, en vigueur après la mort de Napoléon, et dont voici trois répliques particulièrement significatives (si l'on veut bien se rappeler que Napoléon est mort à l'heure y mentionnée) : - le général : Quelle heure est-il ? - le gouverneur : 6 heures moins dix minutes - le général : Consummatum est |


Médaille de membre de la Loge madrilène Napoléon le Grand, avec la devise L'Union fait la Force
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à l'Orient de Napoléon ??? une curiosité : sur ce diplôme de Rose-Croix décerné en 1807 par le Chapitre de la Bienfaisance à l'Orient de la 31e Leg. (ndlr : infanterie légère ?) au Frère Pierre-François Reynaud, capitaine au 26e Régiment de Ligne, membre de la Loge la Sagesse à l'Orient de Saint-Martin, île de Ré, la mention préimprimée Fait à l'Orient de ... a été complétée manuellement par Napoléon. |
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Un des signataires de ce diplôme, Aleman de Mirabel, est l'auteur de Vers au Frère Creste, chef de bataillon, publiés en 1807 à la p. 132 du T. 1 des Annales Maçonniques, tome visible sur Google livres (il s'agit sans doute de Charles-François Creste, 1768-1844, officier de la Légion d'Honneur, qui en 1809 allait devenir major au ... 31e régiment d'infanterie légère). |
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Ce tablier très égyptianisant est d'époque napoléonienne |
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Cette médaille d'une grande rareté (il n'en aurait été frappé que 25 exemplaires), dont nous avons trouvé le dessin dans l'American Journal for Numismatics, est un autre exemple de l'adulation servile dont était obligatoirement l'objet la famille impériale, même dans les pays conquis (ici, à La Haye) : elle représente le berceau offert à l'Aiglon par la ville de Paris. Seuls la date et le mot Orient attestent qu'il s'agit bien d'une médaille maçonnique. |
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