La lanterne à la main

CHANSON par le Frère Fréron

CHANSON par le Frère Fréron

La lanterne à la main,
En plein jour dans Athène,
Tu cherchois un humain,
Sévère Diogène.
De tous tant que nous sommes,
Visite les maisons,
Tu trouveras des hommes,
Dans tous nos franc maçons

2e

L'heureuse liberté
A nos banquets préside,
L'aimable volupté
A ses côtés réside;
L'indulgente nature
Unit dans un maçon,
Le charmant Epicure,
Et le divin Platon.

3e

Pardonne, tendre amour,
Si dans nos assemblées
Les nimphes de ta cour,
Ne sont point appellées;
Amour, ton caractère,
N'est pas d'être discret :
Enfant pourois-tu taire
Notre fameux secret ?

4e

Tu fais assez de maux,
Sans troubler nos mistéres
Tu nous rendrois rivaux,
Nous voulons être frères;
Notre chére famille,
Redoute les débats
Qu'en fante la béquille
Du père Barnabas.

5e

Toutefois ne crois pas,
Que des âmes si belles;
A voler sur tes pas,
Soient constament rebelles;
Nos soupirs font l'Eloge,
Des douceurs de ta loy
Au sortir de sa loge
Tout bon frère est à toi. 

6e

Mes frères, par ma voix,
Un éléve D'horace,
Jaloux de votre choix;
Vous demande une place,
De la maçonnerie,
Il est bien plus épris;
Que de la confrèrie
De certains beaux Esprits.

Fréron est également l'auteur d'une autre chanson figurant au même recueil.

La même chanson figure à la page 43 du Recueil de chansons et poésies maçonnes, ainsi que (à l'exception du dernier couplet) aux pages 138 et 139 de la Lire maçonne, avec le même air. 

Avec un texte (reproduit plus bas ci-dessous) réduit à 4 couplets et quelque peu différent (les différences sont marquées en mauve), mais sans partition, on la trouve aussi aux pages 112-113 (à la 1ère édition) du Vocabulaire des francs-maçons.

Le Vocabulaire des francs-maçons 

Le Vocabulaire des francs-maçons est un ouvrage anonyme dont on voit ci-contre le frontispice de deux des éditions. 

Cet ouvrage ne porte pas de mention de date, mais on peut estimer sans risque d'erreur qu'il remonte aux premières années du XIXe siècle, puisque, au chapitre Banquets (p. 86), il y est précisé que la première Santé sera celle de l'Empereur et la Famille Impériale

La BNF en donne comme auteur Jean-Louis Laurens, décédé en 1807, mais ne mentionne pas les raisons de cette attribution. Or, dans le Dictionnaire de la Franc-maçonnerie de Ligou, Bazot est également mentionné comme auteur, en 1810, d'un ouvrage portant ce titre.

Cette méprise semble explicable au vu des deux images ci-dessus : la mention Par E. F. Bazot doit à notre avis plus logiquement se lire avec le sens édition revue par Bazot qu'avec le sens Vocabulaire ... par Bazot.

Le fac-similé de l'édition originale (ci-dessus à gauche) est disponible sur le site de la Bibliothèque Nationale de France, où il est référencé sous le numéro N006557. La réédition (à droite) est consultable sur google-livres.

Vous trouverez d'autres extraits de cet ouvrage à nos pages Couplets d'Adoption de la Candeur et Frères et Compagnons de la Maçonnerie.

 

CHANSON maçonique

La lanterne à la main
En plein jour dans Athène
Tu cherchais un humain,
Sévère Diogène;
De tous tant que nous sommes
Visite les maisons,
Tu trouveras des hommes,
Chez tous les Francs-Maçons.

L'heureuse liberté
A nos banquets preside,
L'aimable volupté
A ses côtes reside,
Et la simple nature
Unit dans un maçon,
Le riant
Epicure,
Et le divin Platon.

Pardonne, tendre Amour,
Si dans nos assemblées,
Les Nymphes de ta Cour
Ne sont point appellées,
Veux-tu sur nos mystères
Etendre aussi tes maux ?
Nous voulons être Frères,
Tu nous rendrais rivaux.

Toutefois ne crois pas
Que des ames si belles,
A
marcher sur tes pas
Soient constament rebelles;
Nos soupirs sont l'eloge,
Des douceurs de ta loi,
Au sortir de la Loge
Tout bon Frère est à toi. 

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