Couplets aux détracteurs de l'Ordre
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Ces couplets, qui figurent aux pages 46 à 49 du chansonnier de la Paix Immortelle, peuvent être attribués à Delorme, qui, dans la présentation de ses Bluettes maçonniques, précise qu'il en est l'auteur, qu'il les a chantés très souvent dans sa Loge et qu'on les lui a demandés dans toutes celles qu'il a visitées ; il les fait figurer en tête de son Recueil (pp. 5-8). Il y a quelques minimes différences de forme entre les deux versions, notamment :
| Texte original de Delorme | Texte ci-dessous |
| Maint
profane parle ici-bas
Juger ce qu'on ne connaît pas Je chante l'homme vertueux |
Le
profane rit ici bas
Rire de ce qu'on ne sait pas Mes vers ne sont faits que pour ceux |
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Cette version figure également à la Lyre maçonnique de 1809.
Nous détenons, du même texte, sous le même titre et avec la même référence d'air, une édition séparée, sur un feuillet de 4 pages, et portant la mention De l'Imprimerie du Frère DEVILLENEUVE, rue S. Jacques, n. 279 (la ville n'est pas précisée, non plus que la date).
A propos de l'air indiqué : le curé de Pomponne.
De quelques personnages et événements mentionnés
- Le Maçon Frédéric le Grand dont la chanson invite à honorer la mémoire est bien entendu Frédéric II de Prusse.
- L'allusion aux autodafés sur les rives du Tage vise les persécutions de l'Inquisition portugaise contre la Franc-maçonnerie (et notamment Coustos).
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- L'abbé Barruel mentionné dans le texte est Augustin de Barruel (1741-1820), qui fit paraître de 1797 à 1799 ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, où il développait, de manière polémique et partisane, la thèse selon laquelle la Révolution avait été le résultat d'un complot ourdi par les philosophes, les francs-maçons et les jacobins. Cette thèse, sans fondement historique, a été ensuite reprise tant par la littérature anti-maçonnique que par des maçons républicains qui y voyaient un titre de gloire.
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