L'amour récipiendaire
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Les Métamorphoses de l'amour. Chansonnier dédié aux dames est un ouvrage non daté (mais dont la reliure ci-dessus porte la date 1832, qui n'est cependant pas nécessairement celle de son édition) publié chez Deville, Le Normant, Eymery.

Il contient la chanson ci-dessous, dont l'auteur est anonyme. Le thème de l'amour maçon est fréquemment utilisé à l'époque : voir par exemple le poème de Guichard ou des couplets pour la Candeur.
Il s'agit là d'un des (relativement rares) exemples de chanson maçonnique publiée dans un chansonnier profane.
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L'AMOUR RÉCIPIENDAIRE.
AIR: Que vois-je ? Ah ! quel jour radieux !
LE Dieu d'amour d'être Maçon Apprenez-moi, dit-il, le nom |
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On le descend dans un caveau D'un aspect sombre et funéraire ; Il est placé près d'un tombeau Qu'une lueur livide éclaire. Des ossements frappent d'abord Les yeux du pauvret qui s'écrie : Qu'a de commun avec la mort Celui dont émane la vie ? Il faut faire son testament. Dans le temple il est parvenu, |
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« A mon ordre le paresseux Dit-il, ne craint plus la fatigue ; Je rends doux les plus furieux, Et l'avare devient prodigue. Si je suis gourmand quelquefois, C'est des caresses d'une amie ; Jamais au plus puissant des rois L'Amour heureux ne porte envie. » Aux questions q'on lui soumet Faut répéter en ce moment |
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Pardonnez-moi, je me dédis, L'Amour est sujet aux caprices ; Mais cette fois, mes bons amis, N'en accusez pas ma malice : M'ôter mon bandeau, c'est un tour Qu'on joue à la nature entière ; Las ! je ne serais pIus l'Amour, Si j'avais connu la lumière. De vos faveurs très-grand merci, |
L'air Que vois-je, quel jour radieux ! est donné (sous ce titre ou sous ceux alternatifs L'un est le fils du sentiment ou Tu ne vois pas, jeune imprudent) par la Clé du Caveau (3e édition) sous le numéro 378. Il avait déjà été utilisé dans une comédie de Dupaty publiée en 1805.
Une variante de ce texte (avec l'incipit, un peu différent, on dit qu'Amour d'être Maçon) figure (pp. 52-56) à la Lyre maçonne pour 1810, où l'auteur en est identifié comme le Frère Fourcy, de la Loge douaisienne de la Parfaite Union, et où l'air proposé est Prenons d'abord l'air bien méchant (qui est donné par la 3e édition de la Clé du Caveau sous le n° 472).
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