Le Thermomètre de l'Amour

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Pour quelle raison avoir intitulé chant maçonnique cette chanson parue aux environs de 1816 ? On peut se le demander en en lisant le texte ... Nous avons cependant voulu lui faire une place sur ce site : le fait que, malgré sa consternante médiocrité tant sur le plan littéraire que sur le plan maçonnique, elle ait fait l'objet d'une édition à caractère commercial, nous semble en effet donner d'utiles indications sur l'état des goûts artistiques des maçons en France à cette époque ...

Notes

1. Le G:. M:. Chevallier, Ingénieur de S. A. R. Monsieur Frère du Roi, est le Vénérable de la Loge des Admirateurs de l'Univers

Pourquoi ici est-il désigné comme G:. M:. ? Nous ne connaissons pas d'autre signification à cette abréviation que Grand Maître, et aucune Obédience française n'a, à l'époque, de Grand Maître de ce nom. Il était cependant assez courant, au XVIIIe, de qualifier de Grand Maître le Vénérable d'une Loge. Et notre Chevallier, très soucieux de se parer de titres ronflants, n'en était sans doute pas à cela près ...

2. Monsieur, Frère du Roi, est le Comte d'Artois, futur Charles X.

3. Pascal Taskin, l'éditeur et marchand de musique, était membre de la grande famille de facteurs d'instruments dont faisait également partie le compositeur Henri-Joseph Taskin. Il n'est pas précisé lequel est l'auteur de l'accompagnement de piano.

4. Il y a toutes les chances que le Frère Fasquel soit le compositeur de Plus on est de fous, plus on rit, chansonnette bacchique par M. Armand Gouffé, musique de M. Fasquel, qui, aux dires d'Alexandre Dumas, se chantait au Caveau Moderne dont Armand Gouffé (1775-1845) était un des fondateurs. Fasquel ne semble pas avoir laissé d'autre trace dans l'histoire de la musique ...

Ladite chansonnette bacchique est d'ailleurs reproduite à la Collection de Cantiques de la Paix Immortelle, recueil qui se termine par deux chansons n'ayant rien de maçonnique mais qui sans doute animaient régulièrement les festivités d'après-Tenue de la Loge : celle-ci (pages 76 et 77) et l'Hymne Guerrier intitulé Chanson de Roland (pages 78 et 79). Fasquel (dont la qualité de Frère n'y est pas mentionnée - peut-être d'ailleurs ne l'était-il pas encore à ce moment) y est simplement désigné comme Artiste de l'Académie Impériale de Musique.

5. Nous avons trouvé cette chanson sur le site (repère FVM 182) de la bibliothèque de l'Université de Buffalo (Etat de New York, USA), que nous remercions pour l'obligeance avec laquelle elle en a bien voulu en mettre en ligne la partition, que nous reproduisons ci-dessous. 

 

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