La statue de Voltaire
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LA STATUE DE VOLTAIRE (Couplets chantés dans une fête solsticiale d'une loge de Paris, à l'occasion de la souscription ouverte par le journal le Siècle pour élever une statue à Voltaire - 1867) I Il n'est pas mort, rassurons-nous ; II Un grand homme ne meurt jamais, III Qu'a-t-il fait pour gagner les cœurs, IV Qu'il monte sur un piédestal |
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Cette œuvre seule suffirait V Quiconque aime la liberté VI Les francs-maçons doivent deux fois VII (ajouté en 1872) Aujourd'hui, debout dans Paris, |
A l'été 1867, à l'approche du centenaire (1878) de sa mort, le journal anticlérical le Siècle lançait une souscription en vue d'élever une statue à Voltaire, souscription soutenue (comme en témoigne le couplet VI, en grasses ci-dessous) par de nombreux maçons (c'est l'époque où le courant prônant la liberté de conscience progresse au Grand Orient de France, au moment où celui-ci commence à se libérer du contrôle de l'autorité publique).
La statue fut inaugurée quelque temps plus tard.
Cette initiative fut considérée comme un affront par les catholiques ultramontains (certains considèrent la béatification de Jeanne d’Arc comme une réponse des catholiques aux voltairiens). Selon un site spécialisé, le vœu rédigé en décembre 1870 par Legentil et Rohault pour la construction d'une basilique dédiée au Sacré-Cœur citait, parmi les péchés de la France que cette construction devrait expier, l'érection à Paris d'une statue de Voltaire.
Notre source pour cette page est le fascicule Initiation de Voltaire, publié en 1874 par A. Germain (Vénérable de la Loge ébroïcienne la Sincérité de l'Eure), et réédité en fac-similé en 1997 par l'éditeur Christian Lacour-Ollé, aux éditions Lacour/Rediviva (cet éditeur a un catalogue extrêmement riche de textes anciens, tant maçonniques que régionalistes). Ce fascicule contient notamment une "reconstitution" (évidemment fictive) en alexandrins d'un dialogue (complété par les conclusions de l'Orateur, la Dixmerie) entre le Vénérable Lalande et l'impétrant Voltaire au cours de la cérémonie d'initiation de ce dernier. On notera également que ce fascicule contient une lettre du Frère Décembre-Alonnier (1836-1906; il allait se rendre célèbre, quelques années plus tard, en favorisant la création du Suprême Conseil du Droit Humain) et une autre d'Esprit-Eugène Hubert (le remuant animateur du périodique maçonnique et républicain la Chaîne d'Union).
Nous ne disposons d'aucune indication sur la partition de ces couplets.
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Qu'est devenue cette statue?
Ceci est un appel aux connaisseurs et amoureux de Paris: Où cette statue fut-elle érigée ? Qui était l'artiste ? Quand a eu lieu exactement l'inauguration ? Existe-t-elle toujours ? Si oui, où ? Si non, qu'en est-il advenu et dispose-t-on d'images ? Serait-ce celle qui a été fondue sous l'Occupation et dont le socle se trouve toujours au square Paul-Langevin (dessiné précisément en 1868) ? Serait-ce celle du Square Honoré Champion ? Ou celle du Square Monge ? Serait-ce celle devant laquelle, le 6 avril 1871, lors de la Commune de Paris, un bataillon de la Garde Nationale déposa deux guillotines qui furent brûlées devant une foule en liesse, aux cris de: "A bas la peine de mort !" ? ci-contre : une autre statue de Voltaire, celle de Ferney |
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