La céleste amitié
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La Céleste Amitié
Air : De la Romance de M. de Marmontel, en s'éloignant de sa Muse.
Le texte de cette romance (dont le titre est Pétrarque partant de Vaucluse) figure - sans partition - aux pages 68 à 70 de la Petite encyclopédie poétique (Paris, 1804) de Louis Philipon de la Madelaine.
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Vous, de la maçonnerie, |
2
A Thalie, à Melpomène, |
| 3
En vain, l'ignorant vulgaire |
4
Dans la Maçonnique lice, |
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Présider d'aimables Frères, |
6
A la perpendiculaire, |
| 7
Avec prudence et sagesse, |
8
Mes Frères, je vous la jure |
Cette chanson figure aux pages 54 à 57 du recueil d'Honoré, qui propose le même air et identifie l'auteur du texte et les circonstances de création :

Le Bihan, dans son ouvrage Loges et Chapitres de la Grande Loge et du Grand Orient de France (2e moitié du XVIIIe siècle), signale que la Céleste Amitié fut installée le 26 mai 1778.
Deux membres de l'Académie Royale des Sciences au XVIIIe portent un nom commençant par Pin : Philippe Pinel (1745 - 1826) et l'abbé Alexandre-Guy Pingré : c'est sans aucun doute de ce dernier qu'il s'agit ici, comme le confirme la Lyre des francs-maçons de 1830, qui reprend (pp. 217-219) cette chanson en donnant explicitement L'abbé Pingré comme auteur et en ajoutant un couplet (intercalé entre le 2e et le 3e ci-dessus) :
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Sur
de profanes musettes Qu'on célèbre les neuf soeurs ; De la paix en nos retraites Nous célébrons les douceurs : Douceurs toujours renaissantes, Quand on est réfugié Sous les ailes bienfaisantes De la céleste amitié. |
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Cette chanson figure également dans l'édition 1787 (pages 148 à 150) du Recueil de Cantiques du Manuel des franches-maçonnes ou la vraie maçonnerie d'Adoption. Mais ici, on propose comme air L'amant frivole et volage (qui est donné par La Clé du Caveau, 3e édition, sous le n° 314) ou la fanfare de Saint-Cloud.
Le Recueil de la Loge Ernest Renan la reprend à ses pages 24 et 25, en en donnant la partition :