des Constitutions d'Anderson
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Cette partition (que vous entendez actuellement) est celle qui figure dans les Constitutions d'Anderson, qui en donnent également le texte (ci-dessous plus bas, colonne de gauche; traduction française dans le cadre suivant).
La chanson apparaît sous le titre The Freemason's Health dans Musical Miscellany (Volume 3), 1730, de Watt.

William Preston Campbell-Everden, dans son ouvrage Free Masonry and its Etiquette (Londres, 1915), signale qu'elle était fréquemment chantée par les Maçons opératifs dès 1650. (source : l'article les musiciens dans l'histoire de la Franc-maçonnerie paru en avril 1952 dans les Cahiers de la Grande Loge de France, n° 21)
La musique n'en a pas été réutilisée par les premiers chansonniers maçonniques français, qui ne se sont inspirés des paroles que d'une manière assez lointaine (voir par exemple la Chanson d'Union de la Lire Maçonne, le Chant des Apprentis du chansonnier de La Tierce ou celui du chansonnier de Naudot).
Ce Chant de l'Apprenti est encore en vigueur dans la Maçonnerie britannique, avec cependant quelques modifications intéressantes par rapport à l'original.
Nous en avons en effet trouvé, dans la Masonic Lodge and Chapter Music éditée par A LEWIS (Masonic Publishers) LTD (cet ouvrage date de 1978, mais il est basé sur le Guide to Lodge Music de Vincent Stevens, datant de 1926), la version suivante, dont l'air (attribué par l'éditeur à W. Tattersall) est quasi identique, et dont les paroles - comprenant cependant un couplet supplémentaire - sont fort voisines (les modifications sont, ci-dessous dans la colonne de droite, en mauve); une note de bas de page justifie d'ailleurs certaines de ces modifications; le caractère quelque peu puritain de ces commentaires (justifiant la suppression des mots "Buvons, rions et chantons" par leur "parfum bacchique" et le caractère "absolument inapproprié" du mot "rions") n'est pas sans rappeler le souci anti-épicuréiste de la Lire maçonne.
On notera, parmi ces modifications, la transformation - marquant l'internationalisation rapide de l'Ordre après ses débuts anglais - de so many great men of the Nation (tant de grands hommes de la nation) en the great men of every Nation (les grands hommes de chaque nation).
Concernant le couplet supplémentaire, on se rappellera le commentaire fait par Gefen et mentionné à notre page Clérambault.


cliquez sur le haut-parleur ci-contre pour
entendre cette partition
On trouvera également une partition sur une page du site Freemasonry in the Province of Cumberland and Westmorland.
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ENTER'D 'PRENTICE'S SONG By our late BROTHER To be sung when all grave Business is over, and with the MASTER's Leave. Come let us prepare The World is in pain 'Tis This, and 'tis
That, Great Kings,
Dukes, and Lords, Antiquity's
Pride
Then join
Hand in Hand,
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THE ENTERED APPRENTICE'S SONG W. Tattersall
Come, let us prepare The world
tries in vain 'Tis this and 'tis that, Great Kings, Dukes, and Lords Antiquity's pride We're true and sincere, (All rise and join hands.) Then join hand in hand, (Repeat) No Order can boast (*) NOTE. - One early version of this song has it, "Be he beggar or King." Peasant is preferable. In the first section of the first Lecture we read, "Brother to a King, fellow to a Prince, and companion to a peasant, if a Freemason and found worthy." Another version gives, "Our wine has a spring." This does not express the meaning of the verse, which is this : "However exalted be his rank, or however lowly be his condition in life, if a man is a Freemason we are equally ready to drink to his health." The words "Let's drink, laugh, and sing." in the older versions, have a Bacchanial flavour which is objectionable, and the word "laugh" is quite inappropriate. |
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Peasant or King (roi
ou paysan) : cet esprit égalitaire est traduit par ce tablier (fin
XVIIIe) de la Loge hollandaise De
Friesche Trouw, montrant un campagnard et un seigneur se serrant
la main.
Mais l'écart est souvent grand entre l'idéal et la réalité, et force est de constater que les cultivateurs ont toujours été rares sur les Tableaux des Loges. Il faut cependant noter que le Tableau pour 1799 de la Loge de Dinan, la Tendre Fraternité, recense 6 cultivateurs sur les 51 membres (source : Jacques Brengues, les Francs-maçons dans la ville : Dinan, 1981, pp. 62-3). |
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The World is in pain
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Le texte d'un des couplets (le deuxième) de cette chanson a été utilisé pour la décoration de poteries fabriquées à Sunderland vers 1840. L'une fait l'objet de l'encadré ci-dessus. Ci-contre, détail d'une des pièces du riche musée virtuel du site Phoenixmasonry. Comme on peut le voir à une autre page de ce site, il s'agissait là d'un artisanat prospère. |
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(version d'Anderson) CHANT DES APPRENTIS Par notre ancien FRERE Pour être chanté quand toutes les affaires sérieuses sont réglées et avec la permission du MAITRE Préparons-nous Le monde est en peine C'est ceci et c'est
cela De grands
rois, des ducs et des lords L'orgueil de l'antiquité
Alors, unissons-nous
main dans main
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(version actuelle) CHANT DES APPRENTIS W. Tattersall
Préparons-nous Le monde tente
en vain C'est ceci et c'est cela De grands
rois, des ducs et des lords L'orgueil de l'antiquité Nous
sommes fidèles et sincères, (tous se lèvent et joignent les mains) Alors, unissons-nous main dans main (on reprend)
Quel Ordre peut se vanter NOTE. -
Une ancienne version de ce chant (NdlR
: donc intermédiaire entre celle d'Anderson et celle-ci)
donnait "Qu'il
soit roi ou gueux". Manant
est préférable. Dans la première section du premier exposé nous lisons,
"Frère d'un Roi, ami d'un Prince, et compagnon d'un manant,
s'il est Franc-Maçon et trouvé digne." |
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The
Three Distinct Knocks
(les Trois Coups Distincts) est une divulgation
publiée en 1760 à Dublin et à Londres, dont plusieurs traductions
en français ont été éditées. L'auteur, un allemand (anonyme,
il signe W O V n) raconte que, après avoir appris par coeur La
maçonnerie disséquée de Pritchard, il put ainsi se faire passer
pour maçon à Paris et y fréquenter les loges, ce qu'il continua, grâce
aux certificats obtenus en France, de faire à Londres après que son
travail l'ait appelé en Angleterre.
Ainsi documenté, il entreprit de publier, avec des commentaires très critiques, les Rituels; il cite dans son ouvrage le Chant de l'Apprenti reçu, dont nous reproduisons ci-dessous la traduction; elle permet de constater que le couplet supplémentaire mentionné plus haut a déjà été ajouté à ce moment, mais qu'on parle toujours des grands hommes de la nation et qu'on emploie toujours l'invitation Buvons, rions et chantons. Il fait suivre le texte de la chanson du commentaire suivant : Quand ils chantent cette chanson, ils se tiennent autour d'une grande table, et joignent leurs mains croisées ... Mais quand ils disent le dernier vers, ils sautent tous ensemble pour frapper le sol; j'ai été moi-même à l'étage inférieur d'un endroit où se tenait une Loge et j'ai entendu les gens dire "Sang Dieu !". Que faisaient-ils? Ils allaient tout ébranler, et je ne restai pas davantage dans la place. Ils appellent ça "l'enfoncement des pieux", pour amuser le monde; mais ils ne s'amuseront plus quand chacun saura ce qu'il en est et quelles explications ridicules ils donnent à la chose. |
CHANT DE L'APPRENTI REÇU
qui est chanté après qu'un travail sérieux ait été fait ou après l'initiation d'un Frère
l
Venez, préparons-nous
Nous qui sommes Frères,
Assemblés pour la meilleure cause;
Buvons, rions et chantons ;
Notre vin a jailli à la santé
D'un Maçon accepté.
II
Le Monde est en peine
D'acquérir nos secrets
Et toujours les voudrait et les scrute :
Ils ne pourront jamais deviner
Le mot ou le signe
D'un Maçon franc et accepté.
III
C'est ceci et c'est cela,
Ils ne peuvent dire quoi,
Pourquoi tant de grands hommes de la Nation
Doivent porter des tabliers,
Pour ne plus faire qu'un
Avec un Maçon franc et accepté.
IV
Grands rois, ducs et seigneurs,
Ont déposé leurs épées,
Pour embrasser nos mystères de bonne grâce,
Et jamais ne sont confus
De s'entendre appeler
Des Maçons francs et acceptés.
V
La fleur de l'Antiquité
Est à nos côtés,
Qui avec équité met les hommes à leur rang :
Il n'est rien de bon
Qui ne soit compris
Par un Maçon franc et accepté.
VI
Nous sommes fidèles et sincères,
Impartiaux envers le beau sexe,
Qui se fie à nous en toute occasion ;
Aucun mortel ne peut davantage
Adorer les dames,
Qu'un Maçon franc et accepté.
VII
Joignons-nous main en main
Tenons-nous ferme ensemble
Réjouissons- nous et montrons le meilleur visage
Aucun mortel ne peut se vanter
De porter une si noble santé
Qu'un Maçon franc et accepté.
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Une traduction en portugais de cette chanson peut être trouvée dans les pages musicales du site de la Loge brésilienne Luz no Horizonte 2038 :
O Canto dos Aprendizes
I
Vinde, vamos preparar,
Nós Irmãos que estamos
Reunidos nesta alegre Ocasião;
Bebamos, riamos, e cantemos;
Nosso Vinho vem da fonte;
À Saúde d'um Mason Aceito.
II
O Universo está prestes
A conhecer nossos Segredos,
Mas deixemo-lo se admirar e continuar observando;
Ele não poderá nunca advinhar
A Palavra ou o Sinal
De um Livre e Aceito Mason.
III
É isto, é Aquilo,
Eles não podem dizer O Que,
Porque tantos GRANDES HOMENS da Nação
Usam Aventais,
Para fazer de todos apenas um
Com um Livre e Aceito Mason.
IV
Grandes REIS, DUQUES, e SENHORES,
Depuseram sua Espada,
Para honrar nossos Mistérios,
E nunca se envergonharam
De ouvir seus nomes chamados
Com um Livre e Aceito Mason
V
O Orgulho da Antiguidade
O temos ao nosso lado,
E isso faz homens no Lugar Justo:
Nada existe senão o que é bom
Para ser entendido
Por um Livre e Aceito Mason.
VI
Então unamo-nos Mão na Mão
Seguremos firmes uns aos outros,
Sejamos alegres, e mostremos Faces francas:
Que Mortal pode se gabar
De UM TÃO NOBRE BRINDE,
Do que um Livre e Aceito Mason?
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