Le baiser fraternel
Malgré la popularité de l'air d'origine, il n'en existe à notre connaissance pas d'enregistrement dans le commerce (merci d'avance à qui pourrait démentir !). Nous n'en avons trouvé qu'un enregistrement anonyme : cliquez ici pour en entendre le début.
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Même s'il n'existe aucune certitude que Grétry ait été maçon, son air célèbre Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ? (tiré de sa comédie musicale Lucile de 1769, livret de Marmontel, et dont Vieuxtemps s'est inspiré dans son 5e concerto pour violon) a toujours connu un énorme succès dans les Loges.
C'est ainsi par exemple que :
le 23 juillet 1799, lors de l'installation de la Loge militaire de L'Egalité Triomphante par la Loge briochine de La Vertu Triomphante, il est rapporté que, à l'entrée dans le Temple, l'harmonie fait entendre l'air Où peut-on être mieux, air qui sera rejoué à la fin du Banquet pour être ponctué d'une triple batterie et couronné par une chaîne d'union (source : Jacques Brengues, Les Francs-maçons dans la ville : Saint Brieuc, éd. Soreda 1995.)
au Tracé de la fête de la Concorde célébrée à Bruxelles, le 13 octobre 1808, par la Loge la Candeur, on peut lire que : M. Borremans, directeur de l'orchestre du Grand Théâtre de Bruxelles, fit entendre, avec des variations savantes de la composition de son frère ... cet air chéri des maçons, auquel le temps ne fait qu'ajouter un charme nouveau : Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille.
La partition en est visible aux pages 300 à 305 de l'ouvrage (1838) de Damour, Burnett et Elwart, Études élémentaires de la musique depuis ses premières notions jusqu'à celles de la composition.
Nous en avons trouvé une version maçonnique aux pages 216 et 217 du Tome VII des Annales maçonniques de Caillot. Elle conclut le long (il commence à la p. 172) poème scénique Vénus maçonne du Frère Jean-Louis Brad.
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