Les Mystères

 

Hormis de vagues références à des éléments de la mythologie de certains hauts grades, on ne perçoit guère le caractère maçonnique de ces Strophes très guerrières, qui figurent pourtant aux pages 133 et 134 du Tome VIII des Annales maçonniques de Caillot.

Elles ne nous ont en fait intéressé que dans la mesure où elles constituent un des éléments permettant d'établir l'appartenance maçonnique du compositeur Parenti, appartenance que nous croyons avoir été le premier à mentionner.

Les tendances ésotérico-templières de ce texte s'expliquent par celles de la Loge à laquelle il était destiné.

Issue de la Loge Sainte-Caroline et fondée le 14.10.1805, la Loge parisienne des Chevaliers de la Croix - qui allait être exclue du Grand Orient en 1841 - peut être considérée comme la façade maçonnique du grotesque Ordre du Temple de Fabré-Palaprat. Le docteur Ledru, qui en a été Vénérable, prétendait détenir le fameux héritage templier, par l'intermédiaire d'un certain Radix de Chevillon qui l'aurait lui-même reçu, en 1792, d'un dernier grand maître secret de l'ordre du Temple, Timoléon de Cossé-Brissac. 

Elle a compté parmi ses membres :

L'auteur du texte, Le Blond, est sans nul doute le Leblond décrit comme suit (p. 169) par Bésuchet au T. 2 de son Précis historique de l'ordre de la franc-maçonnerie :

LEBLOND (l'abbé Gaspard-Michel), bibliothécaire du collège Mazarin, membre du corps législatif et de l'Institut, était aussi versé dans la science des mystères du paganisme que dans ceux de la religion catholique, dont il fut un des plus honorables ministres. Zélé pour la franc-maçonnerie, il a fait partie de la loge des Chevaliers de la Croix, dans le sein de laquelle il a concouru à organiser l'ordre du Temple. Les archives de ces deux sociétés possèdent des réglements, des cahiers de grades et autres travaux de ce genre, rédigés et écrits par lui. Il a publié plusieurs écrits sur les antiquités ; mais, dans un accès de délire causé par une maladie grave, il a livré aux flammes une foule de manuscrits précieux, et entre autres de laborieuses recherches sur les mystères chez les différents peuples. L'abbé Leblond, né à Caen le 24 novembre 1738, mourut le 17 juin 1809, dans la ville de l'Aigle, où, dit-on, il s'était retiré.

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