Le Recueil de Douai

 

Ce Recueil de Cantiques pour la Loge de la Parfaite-Union à l'Orient de Douay (Douai), contenant 42 cantiques inédits (à l'exception du traditionnel Cantique de Clôture) et un poème, ne peut être antérieur à 1804, puisqu'il contient un Cantique pour la Fête de la St Jean d'Hiver 5803.

 

Comme on le voit à la médaille ci-dessous, et comme le signale Le Bihan dans son ouvrage Loges et Chapitres de la Grande Loge et du Grand Orient de France (2e moitié du XVIIIe siècle), la Loge de la Parfaite Union fut créée en 1777 (installée en 1779 par son homonyme la Parfaite Union de Valenciennes) et adhéra en 1784 au Rite Ecossais Philosophique.

Ayant suspendu ses travaux avant la Révolution et les ayant repris en 1800, elle souscrivit en 1803 au Rite d'Hérédom (de Kilwinning).

Ligou signale dans son Dictionnaire de la Franc-maçonnerie (PUF) que le Chapitre de la Parfaite Union de Douai fut le dernier survivant de ce Rite, qui disparut en 1850.

 

La Loge fut étroitement mêlée aux débats du début du XIXe sur les Rites écossais.

Très prospère sous l'Empire (elle a compté jusqu'à 270 membres), la Loge s'étiole ensuite et, dans le cadre de la vague de fermetures de Loges en 1850-51, est fermée en 1851 par arrêté préfectoral. Sa collection de livres, tableaux et objets d'art sera même mise en vente publique en 1865. Ce n'est qu'en 1896 qu'une Loge renaîtra à Douai, le Réveil.

Le sculpteur Théophile Bra y avait été initié en 1824.

ci-contre : le sceau de l'Ordre Royal d'Ecosse d'Heredom de Kilwinning

Voici quelques chansons de ce recueil :

n°  pages  Titre 
8-9  Gloire aux premiers maçons
VII  12-14  Le Temple des Amis Réunis
17-19  Trois fois trois
XIV 24-26 Cantique maçonnique sur l'air des Marseillais
XXXVIII 68-71 L'amour maçon
XLII 78-80

Cantique pour la Fête de la St Jean d'hiver 5803 

XLIII 80-81 Cantique de Clôture

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