Marche des Francs-Maçons
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Les pages 13 à 16 du Recueil de chansons des francs-maçons à l'usage de la Loge de Ste Geneviève reproduites ci-dessous contiennent un Rondeau avec son second couplet. Mais il s'agit en fait de deux chansons différentes, d'ailleurs mentionnées à la Table sous deux titres distincts : La main aux armes Freres et Reunissons mes Freres.
Cet ensemble est
identique à celui qui figure au recueil de Naudot (pp.
37 à 40) sous les titres (également distincts) de :
- Parodie du Fre Godeneche sur la Marche des Francs-Maçons par le Fre Naudot
(repris à la Table sous le titre : 1e Parodie de la Marche)
- sur l'Air de la Marche (repris à la Table sous le titre : 2d parodie de la
Marche).
L'explication de cette distinction en deux chansons s'explique à notre avis de la manière suivante : les toutes premières éditions du recueil de Naudot ne comprenaient que la première parodie. Ce n'est qu'ultérieurement qu'a été ajoutée - probablement en 1744, puisqu'il nous est expliqué ici (ce qui n'est pas le cas chez Naudot) que cet ajout a été fait à l'occasion des Conquêtes & de la Convalescence de sa Majesté en 1744 - la seconde parodie. (Notons que c'est une des rares occasions au XVIIIe siècle où le souverain régnant est nommément cité dans un chansonnier maçonnique).
Cette chanson eut un énorme succès puisqu'on la retrouve (le plus souvent sans sa seconde partie) dans de très nombreux chansonniers ultérieurs du XVIIIe :
un recueil de 1782 (p. 64) et de nombreux autres apparentés censés être imprimés à Jérusalem, comme celui de 1752 (p. 65, sous le même titre Parodie du Frère Godeneche sur la Marche des Francs-Maçons du Frère Naudot)
un recueil de 1765 (p. 58), où il porte le titre Chanson sur la Marche des Francs-maçons
le recueil de Sophonople (p. 16), où il constitue le premier élément d'un pot-pourri ayant pour titre Invitation pour l'entrée de table.
Elle ne figure par contre pas à l'édition 1766 de La Lire Maçonne (qui par contre, sur une partition pratiquement identique, mais avec d'autres paroles, donne, aux pages 448 à 450, une Marche également inspirée de la Marche des francs-maçons de Naudot). On en trouve en revanche le texte (sans partition ni indication d'air) à l'édition 1787 (p. 241), sous le titre Marche. En 1806, la Muse maçonne, fidèle copiste de la Lire, la reprendra (p. 147), au contraire du chansonnier de Holtrop, pourtant lui aussi copiste de la Lire.

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MARCHE DES FRANC-Maçons Rondeau La main aux armes, Freres, Faisons bon feu, mes frères, |
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1re Reprise Quel don fut jamais plus précieux! La main etc 2e Reprise Fléau de la melancolie, La main &c |
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SECOND COUPLET Ajoûté à l'occasion des Conquêtes & de la Convalescence de sa Majesté en 1744. Réunissons, mes Freres, |
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Iere Reprise Les Cieux nous ont rendu
ce Héros, Le Choeur repete Réunissons IIe Reprise Chantons cette double
victoire, Réunissons &c. |
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