Je chante sans contrainte
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Cette chanson figure, sous le titre Chanson composée par le Frère H** sur l'air Hé mais oui dà, aux pp. 43-46 du Nouveau Recueil de discours et chansons maçonnes, à l'usage de toutes les Loges régulières, daté de 1765.
Elle a été enregistrée, en la limitant à quelques-uns de ses couplets, par Bernard Muracciole dans son CD 275 ans de Chants maçonniques.
Nous n'en reproduisons ici que le texte.
Dans Chansons maçonniques des 18e et 19e siècles (ABI éd.), Ligou, se basant sur une autre source, donne également (p. 30) cette chanson, dans une version un peu différente, qui ne comporte pas le couplet Aux Visiteurs, mes Frères. Il la donne comme composée par le Frère H... P... d'Arles et en conclut qu'elle ne peut être antérieure à 1750, puisqu'il n'y avait pas de Loge à Arles avant cette date.
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Version du Recueil de 1765 Je chante sans contrainte Refrain La vie la plus belle Jadis il fut un Temple Le divin Vénérable, Surveillants pleins de zèle Orateur d'Hypocrène En tirant le canon. C'est le Frère Terrible Officiers, Dignitaires, Aux Visiteurs, mes Frères, L'apprenti tout novice Le vulgaire stupide Frères votre indulgence |
Version recueillie par Ligou Je chante sans contrainte Refrain La vie la plus belle Jadis il fut un Temple Le divin Vénérable Surveillants pleins de zèle Orateur d'Hypocrène En tirant le canon. C'est le Frère Terrible Officiers, dignitaires L'apprenti tout novice Le vulgaire stupide Frères votre indulgence |
L'air est celui donné par la Clé du Caveau (3e édition) sous le n° 338, sous les titres alternatifs Ah ! mais oui-dà, Le coeur de mon Annette et Je vous trouve plus belle. Ligou a recopié cette partition, en y ajoutant les paroles :
On peut également la trouver à une page du volume 5 du Théâtre de Favart (publié en 1763), ce qui confirme qu'elle provient bien de la comédie musicale d'Annette et Lubin. Celle-ci datant de 1762, nous pouvons donc conclure que le texte de la présente chanson fut rédigé par le Frère H... P... d'Arles entre 1762, date de création de l'air donné comme référence, et 1765, date de parution du recueil.
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(1) Hypocrène - ou plutôt Hippocrène (source du cheval) - est selon la mythologie une source qui jaillit lorsque le cheval ailé Pégase frappa un rocher du mont Hélicon, lieu de réunion des Muses. L'eau de cette source était censée favoriser l'inspiration poétique. Comme l'écrit joliment une page du site de la Cité scolaire Michelet : Enfourcher Pégase, c'est se lancer dans la poésie, faire des vers. C'est finalement se laisser porter sur les ailes de l'inspiration ; trouver une source d'inspiration (celle de l'Hippocrène) et être en compagnie des Muses, dans le cortège du dieu des arts. |
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