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(Couplets d'un jour d'élection) chantés en Grande Loge en 1758

 

 

Ces pages sont les pp. 456 et 457 de La Lire Maçonne. Il est à noter que l'édition de 1787 ne reprend plus dans le titre la mention Chantés en Grande Loge en 1758. Le titre, dans les premières éditions, était simplement Jour d'Election. Le Grand Maître élu en 1758 était le comte Carel van Bentinck, succédant au  baron Van Aerssen Beijeren (élu en 1756), et c'est Van Boetzelaer qui le remplaça l'année suivante, pour une très longue période.

La chanson sera reprise (pp. 394-6) au chansonnier de Holtrop sous le titre Couplets à chanter en Grande Loge, à la Gloire du Grand Orient, sans que l'air de référence et le nom de l'auteur soient encore mentionnés. La Protestation de zèle de la part des Loges de La Haye (sans doute liée à des tensions spécifiques à l'époque*) y devient une plus générale Protestation de zèle de la part des Loges. A remarquer également, au 4e couplet, la promotion de la troupe charmante en troupe savante. On notera aussi l'inversion des deux derniers couplets, cependant que le choeur final reprenant les 4 premiers vers du couplet aux Députés est cette fois à la première personne du pluriel : Nous qui devons dans les villes ...

* Dans Le Grand Orient des Pays-Bas, aperçu historique (Maçonnieke Stichting Ritus en Tempelbouw, La Haye, 2006), M. J. M. de Haan signale que les riches bourgeois qui peuplaient ces Loges [d'Amsterdam] entrèrent parfois en conflit avec les Loges des aristocrates haguenois (ndlr : i. e. de la Haye).

Elle figure également (pp. 282-4) dans La Muse maçonne de 1806 (Amsterdam), sous le titre Couplets d'un jour d'élection : à part le fait qu'ici aussi la troupe est devenue savante, c'est la version initiale de La Lire qui est reprise, la Protestation de zèle restant exclusive aux Loges de La Haye.

 

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La lire maçonne
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