Nouvelle Chanson d'Union

Ce texte peut se chanter    sur l'air précédent, qui est celui de la Chanson d'Union, ou    sur celui-ci (partition ci-dessous).

 

La partition et le texte (dans son orthographe originale) ci-dessus figurent respectivement aux pp. 6 et 7-8 de La Lire Maçonne.

Le même texte est celui de la Suite de la Chanson des Aprentifs au chansonnier de Naudot

Cette chanson figure également à la Table du RECUEIL DE CHANSONS ET POÉSIES MAÇONNES de la Loge de Cognac (mais la page manque à l'exemplaire utilisé sur ce site), ainsi qu'à la plupart des recueils du XVIIIe siècle. Elle ne figure par contre pas au Recueil de Ste Geneviève.

Colizzi a repris ce texte dans ses Canons, sous le n° 5.

Au Recueil précieux de la Maçonnerie Adonhiramite, un Cantique de clôture avec le même incipit constitue un mixte des deux chansons.

Au Nouveau Recueil de discours et chansons maçonnes, à l'usage de toutes les Loges régulières, c'est également un mixte qu'on trouve (p. 71) sous le même incipit.

On retrouvera le texte initial à deux chansonniers hollandais de 1806, tous deux inspirés de la Lire : celui de Holtrop (p. 445, sous le titre Lien fraternel) et la Muse maçonne (p. 3, sous le titre Nouvelle chanson d'Union)

I.

Frères et Compagnons
De cet Ordre sublime,
Par nos chants témoignons
L'esprit qui nous anime.
Jusques sur nos plaisirs
De la Vertu nous appliquons l'Equerre
Et l'art de régler ses désirs
Donne le nom de Frère.
(1)

II.

C'est ici que de fleurs 
La Sagesse parée, 
Rappelle les douceurs 
De l'Empire d'Astrée.
Ce nectar vif & frais, 
Par qui souvent s'allument tant de guerres, 
Devient la Source de la paix, 
Quand on le boit en Freres.

III.

Par des moïens secrets, 
En dépit de l'envie, 
Sans remords, sans regrets, 
Nous seuls goûtons la vie. 
Mais à des biens si grands 
En vain voudroit aspirer le vulgaire. 
Nul ne coule des jours charmans 
(2)
Sans le titre de Frere.

IV.

Profanes, curieux 
De savoir notre ouvrage, 
Jamais vos foibles yeux 
N'auront cet avantage. 
Vous tâchez follement 
De pénétrer nos plus profonds misteres :
Vous ne saurez pas seulement 
Comment boivent les Freres.

V.

Si par hazard l'ennui 
Donne quelques allarmes, 
Aussi-tôt contre lui 
Nous chargeons tous nos armes ;
Et par l'ardeur d'un feu 
Plus pétillant que les foudres guerrieres, 
Nous chassons bientôt de ce lieu 
Cet ennemi des Freres.

VI.

Buvons tous à l'honneur 
Du paisible Génie, 
Qui préside au bonheur 
De la Maçonnerie.
Dans un juste rapport, 
Que par trois fois un signal de nos verres 
Soit le simbole de l'accord 
Qui régne entre les Freres.

VII.

Joignons-nous main en main, 
Tenons-nous ferme ensemble :
Rendons grace au Destin, 
Du noeud qui nous assemble :
Et que cette unité, 
Qui parmi nous couronne les misteres, 
Enchaine ici la volupté, 
Dont jouïssent les Freres.

On répete ces deux vers trois fois.

(1) chez Naudot : Donne titre de Frère
(2) chez Naudot : Nous même serions ignorans

Il est à noter que le 4e couplet est inspiré du 2e du Chant des Apprentis, mais dans un style meilleur et plus direct.

 

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