Les Fra-Maçonnes, scène I (début)

 

L'air Non, je ne ferai pas (ce qu'on veut que je fasse) est donné par la Clé du Caveau (3e édition) sous le n° 401. Une version différente (mais avec le même début) est donnée au second tome de l'ouvrage de Despréaux, Mes passe-temps :

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L'air Ton humeur est, Catherine (plus aigre qu'un citron vert) est donné par la Clé du Caveau (3e édition) sous le n° 560. Une version différente est donnée au quatorzième tome des Oeuvres Choisies de Le Sage :

 

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Nous avons trouvé la partition du Menuet de Grandval dans le Tome XIV des oeuvres choisies de Lesage :

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air La Bonne Aventure
Cliquez ici pour l'entendre et ici pour en voir le texte et la partition (sur le site momes.net)

LE SURVEILLANT
Aurons-nous un bon repas ?

LE VÉNÉRABLE
Oui, je t'en assure.

LE SURVEILLANT
J'ai vu des ragoûts là-bas 
D'assez bon augure.

LE VÉNÉRABLE
Nous recevons l'héritier 
D'un vieux marchand usurier.

LE SURVEILLANT
La bonne aventure !
Oh gué ! la bonne aventure.

 (nous n'avons trouvé aucune trace d'un air Mais comment ses yeux sont humides)

 

 

 

 

 

 

 

Dans les Francs-Maçons au Théâtre (éd. Barbe, Paris 1919), Albert Lantoine considère le texte (ci-dessus) à chanter sur l'air de La Bonne Aventure comme exemplaire du goût pour la bonne chère attribué aux Francs-Maçons, attribution dont il présente une autre illustration particulièrement ... savoureuse :

A Arras, qui fut une des premières villes de France, sinon la première, où la franc-maçonnerie se manifesta, le secrétaire perpétuel de l'Académie de la Ville, Harduin, plaisante les " travaux de mastication " avec un humour qui vaut d'être rappelé :

Vos ventres sont des édifices
Que votre main s'occupe à cimenter ;
Le grand art, le seul art que chez vous on pratique,
C'est d'apprendre sans cesse à devenir gourmets,
Et de manger d'excellents mets
Assaisonnés de sel attique.

(Mémoires de l'Académie d'Arras. Tome XXXVIe. 1864)

NB 1 : Selon l'entrée attique du Wiktionnaire, le sel attique est Tout ce qui a le caractère de cette plaisanterie délicate et fine qui distinguait les Athéniens. On trouve déjà ce sens à la 1ère édition (1694) du Dictionnaire de l'Académie française : Sel attique, Se dit de la pureté & des grâces du langage d'Athènes. A la 4e édition (1762), on trouve : On appelle Sel attique, Ce qui paroît avoir quelque rapport aux bons mots, & à la raillerie fine des Athéniens

NB 2 : Il était d'usage à l'époque que le maçon nouveau reçu prenne en charge les débours du Banquet qui suivait la cérémonie. On comprend donc que la situation de fortune du récipiendaire soit considérée par le Vénérable comme un gage de la qualité du repas.

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